Camus, cet Etranger de plus en plus familier…

« Il y a eu le centenaire Camus, avec son flot de publications, de conférences, de polémiques, d’hommages et personne n’a eu l’idée de parler de l’« Arabe » oublié de Camus. On a répondu à Camus, on a tissé autour de L’Etranger, on a fabriqué des discours, on l’a commenté, on l’a analysé, mais on n’a jamais pensé à y répondre au niveau de l’imaginaire. L’« Arabe » deux fois tué ! Personne ne se pose dans cette affaire la question de l’Autre. Que serait Meursault sans l’« Arabe » ? Cette histoire sans l’« Arabe » ? Ce roman sans le crime ? »
Kamel Daoud (pp. 22-23)

« Le roman de Kamel Daoud, Meursault contre-enquête, en ne faisant pas de concession et en se hissant sur les épaules d’un aîné admiré et bousculé, oblige à regarder plus loin à l’horizon, à dépasser la période coloniale après avoir fait solde de tout compte, pour se regarder en face. »
Christiane Chaulet-Achour (p. 15)

« Camus l'Algérien se dessine plus précisément — paradoxalement et contre toute attente, dirions-nous — dans ce roman de l’Algérie nouvelle et décomplexée qui devra son avenir à un retour serein sur elle-même et sur son passé. »
Abdelhafid Adnani (p. 20)

« Camus est, aujourd'hui plus qu'hier, un des “lieux” où l'Algérie s'interroge sur elle-même. »
Agnès Spiquel (p. 29)

« Dans ce grand concert des écritures du soleil, c’est la figure de Camus le tatouage, la matrice, le tag. »
Aziz Chouaki (p. 46)

« Dans le coeur de tout Algérien, Camus est le frère qui s’est exilé lui-même à la suite d’un malentendu. »
Mohammed Dib (p. 41)